Bye bye Dubaï - Muriel Zürcher

ROMANÀ PARTIR DE 11 ANS/6ÈMEADOLESCENCE

Première de couverture du roman Bye bye Dubaï de Muriel Zürcher
Première de couverture du roman Bye bye Dubaï de Muriel Zürcher

L'avis d'Azalyaa

Résumé éditeur

La popularité de Léonie tient en trois syllabes : Tatara. Avec cette petite chienne, elle fait craquer tous les abonnés de son compte TakTam ! Sa célébrité l’a conduite à Dubaï, aux côtés d’influenceurs aussi ambitieux qu’elle.
Devant la caméra, Léonie respire le bonheur et la gloire. Mais la réalité est bien différente : son agente est obsédée par les chiffres, et sa vie de rêve est rythmée par les mises en scène. Alors quand Tatara déclare une allergie aux teintures et que Léonie se retrouve en concurrence avec les autres talents de son agence, tout s’effondre.
Quels sacrifices est-elle prête à faire pour rester dans la ville de tous les possibles ?

Caractéristiques

Titre : Bye bye Dubaï

Autrice : Muriel Zürcher

Éditeur : Didier jeunesse

La note d'Azalyaa

Notation : 3 étoiles sur 5
Notation : 3 étoiles sur 5

Date de parution : 18/09/2024

Nombre de pages : 224

Public visé : À partir de 11 ans/6ème

EAN : ‎ 9782278128785

L'intrigue

L’histoire plonge dans l’envers du décor des influenceurs à Dubaï. L'idée de la tempête de sable qui arrive comme une catastrophe naturelle pour briser la communication millimétrée d'Angélique est intéressante. Cependant, le récit met du temps à démarrer et s'attarde beaucoup sur le quotidien superficiel des placements de produits. Si la seconde partie apporte plus de tension, le dénouement peut laisser un sentiment d'inachevé. On reste un peu sur sa faim concernant les conséquences réelles pour Léonie.

Les personnages principaux

  • Léonie est une héroïne qui illustre bien la dépendance aux réseaux sociaux, mais son manque de recul la rend parfois difficile à apprécier.

  • Sa chienne Tatara apporte une touche d'humanité bienvenue dans ce monde de faux-semblants.

  • Angélique, l'agente, joue le rôle de la méchante presque caricaturale, prête à tout pour les statistiques.

  • Quant aux deux colocataires, leur rivalité est un ressort classique qui manque parfois de subtilité.

Entre les lignes

Le roman propose une critique évidente de la "vie parfaite" exposée sur Instagram et de l'exploitation commerciale des mineurs. Il explore la perte d'identité : qui est Léonie quand le réseau ne répond plus ? La tempête de sable fonctionne comme une métaphore de la réalité qui reprend ses droits sur le virtuel, forçant les personnages à se confronter à eux-mêmes sans filtre.

Le style

L'écriture est très actuelle, utilisant le vocabulaire des réseaux sociaux, ce qui rend la lecture fluide. On sent toutefois que le style reste assez simple, cherchant surtout l'efficacité plutôt que la profondeur. Les descriptions de la villa et de Dubaï sont précises, mais l'ensemble peut paraître un peu froid, à l'image de l'univers qu'il décrit.

Conclusion

C’est un roman qui traite d’un sujet très actuel, mais qui peine à dépasser le stade de la simple constatation. Si l'idée de la tempête qui vient tout chambouler est originale, le traitement reste un peu en surface et manque de rythme par moments. C'est une lecture qui se laisse lire, mais qui ne marque pas forcément les esprits une fois la dernière page tournée.

  • Le monde des influenceurs et les coulisses des réseaux sociaux vous intéressent.

  • Vous cherchez une lecture rapide avec un cadre moderne.

  • Vous saturez déjà de l'univers "paillettes et placements de produits".

  • Vous attendez un suspense haletant ou une psychologie de personnage très travaillée.