Les téléphonistes anonymes - Agnès Desarthe
ROMANÀ PARTIR DE 11 ANS/6ÈMEFAMILLECOLLÈGEAMITIÉ


L'avis d'Azalyaa
Résumé éditeur
Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n'ai pas les vêtements qu'il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n'ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d'élève de cinquième frappée d'invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s'est fait confisquer son portable, et il a l'air de croire que je peux l'aider.
Caractéristiques
Titre : Les téléphonistes anonymes
Autrice : Agnès Desarthe
Éditeur : Gallimard jeunesse
La note d'Azalyaa

Date de parution : 14/11/2024
Nombre de pages : 176
Public visé : À partir de 11 ans/6ème
EAN : 9782075215732
L'intrigue
Ce roman suit Prudence, une collégienne qui est la seule de son établissement à ne pas avoir de téléphone portable. Lorsque Georges, l’élève le plus populaire de 5e, se fait confisquer le sien, il lui demande de l’aider à convaincre leurs camarades de se détacher un peu des écrans. Ensemble, ils créent le groupe des « téléphonistes anonymes ». L’idée de départ est originale et permet d’aborder la place du téléphone au collège et les relations entre adolescents. Malheureusement, le développement m’a moins convaincue que le concept.
Les personnages principaux
Prudence se démarque des autres par son absence de téléphone, ce qui lui donne une position originale dans le groupe.
Georges apporte le déclencheur de l’histoire et permet de lancer le projet collectif.
Entre les lignes
Le roman cherche à faire réfléchir au rapport aux écrans, à l’influence du groupe et aux habitudes numériques des adolescents. En revanche, certains aspects m’ont gênée : la représentation du collège manque parfois de réalisme (notamment autour de l’usage du téléphone dans la cour), ce qui rend certains passages peu crédibles. De plus, un sujet plus sérieux autour des violences intrafamiliales est évoqué puis rapidement mis de côté, ce qui donne une impression de traitement superficiel.
Le style
L’écriture est accessible et le roman se lit facilement. Le ton est léger et pensé pour un jeune public. Cependant, cette volonté de rester simple donne parfois l’impression que certains thèmes sont survolés alors qu’ils auraient demandé
plus de nuance.
Conclusion
Le roman part d’une idée vraiment intéressante : questionner la place du téléphone dans la vie des adolescents. Mais malgré ce bon point de départ, le traitement m’a laissée sur ma faim. Entre un cadre scolaire qui manque parfois de crédibilité et certains sujets importants abordés trop rapidement, je suis restée à distance de ma lecture. Une lecture correcte mais décevante pour moi.
Vous aimez les romans qui parlent du quotidien des collégiens.
Le sujet des écrans et des réseaux vous intéresse.
Vous cherchez une lecture rapide et facile d’accès.
Vous attendez une représentation réaliste du collège.
Vous voulez que les sujets sociaux soient traités en profondeur.
